Drague gay : Amour, sexe et fantasme en terre silencieuse

...

Avec Tels des échos, l’auteur Cédric Ronnoc livre de courts récits de drague gay dans des lieux silencieux. Sous les traits de Bastien, Paul, Nicolas et Stéphane, l’auteur explore les sentiers de l’amour, du sexe et du fantasme, monde qu’il connait bien. 

“C’est sûrement un hétéro gay comme on en rencontre parfois…”. Derrière cet écho se cache le souhait caché d’un plan de drague gay. Dans un cadre bien ordinaire (un arrêt de bus), à une heure de grand rush (18h30), un jeune étudiant, Bastien, profite de l’attente pour mater les mecs autour, et plus particulièrement un parfait inconnu dont on ne connait(ra) pas l’identité. En cela réside les prémices de relations éphémères, faites de passions sexuelles ardentes, mais aussi d’introspections sur soi. 

Signé Cédric Ronnoc, Tels des échos esquisse les coulisses de l’amour, du sexe et du fantasme dans tout ce qu’il a de plus attirant et de curieux. En trois parties, équitablement réparties, l’auteur traite d’un univers qu’il connaît sur le bout des doigts, sous les traits de quatre personnages : Bastien, Stéphane, Paul et Nicolas. Quatre ans après son premier ouvrage, il sort, de temps à autre, de l’antichambre noire et rouge qu’est la backroom pour explorer d’autres lieux de drague gay, tous autant sulfureux. 

A lire aussi : TRANSITIONS, UN REGARD SIMPLE SUR LES TRANSIDENTITÉS

 Dans sa finalité, un retour dans ce couloir multipièces est inévitable, puisqu’il est le terreau de la découverte des plaisirs homosexuels, passés comme présents. Une conclusion exquise d’un livre sulfureux pour lequel l’écrivain se replonge pas à pas, le temps d’un échange.

Parmi les quatre personnages qui vous représentent, y en a-t-il un auquel vous vous retrouvez le plus ?

Nicolas, forcément. C’est celui dans lequel j’ai mis le plus de moi, il y avait aussi ce besoin de parler de son passé. Les récits le concernant sont les plus autobiographiques. Tout n’est pas (encore) dit, mais ce qui est dit est vrai.

Avec ce personnage, j’avais envie de montrer ce qu’il y avait eu avant « Ce que le backroom révélait de lui … », de montrer ce contraste, que tout n’avait pas été ainsi, loin de là, de tenter de tracer ce parcours qui l’a mené dans cette voie dont il a longtemps été prisonnier.

A aucun moment, vous n’êtes dans le pathos. Au contraire, vous embrassez pleinement votre sexualité dans tout ce qu’elle a de plus ardent, passionné, frénétique. Comment expliquez-vous cette incroyable confiance ? 

Parce que la sexualité ne me gêne pas, il n’y a rien d’anormal à aimer ces moments. Pour ma part, je peux en parler librement avec mes amis, avec beaucoup d’humour, de provocation, un peu comme Stéphane et Bastien. 

Finalement, cet ouvrage constitue-t-il un moyen de laisser une trace d’une partie de votre vie ? 

Oui, définitivement. Je ne prétends pas être un « auteur » ou que mon travail puisse être qualifié de travail littéraire. J’en suis loin, ça c’est clair. Mais, écrire, c’est exister dans le regard des autres. Et, écrire cela, c’est faire partager une expérience. Avec les autres. Et aussi avec soi : on voit les choses différemment une fois qu’elles sont sur le papier.

Plus d’infos :

Tels des échos est disponible dans toutes les librairies et sur les sites en ligne.