BEST OF CHÉRIES-CHÉRIS, Le festival LGBTQ et + + + + + de Paris

Optimale nous a réservé une chouette surprise pour l’arrivée des beaux jours : la sortie d’un Best Of des courts métrages sélectionnés dans le cadre du festival Chéries-Chéris. Le premier...

Optimale nous a réservé une chouette surprise pour l’arrivée des beaux jours : la sortie d’un Best Of des courts métrages sélectionnés dans le cadre du festival Chéries-Chéris. Le premier volume présente la sélection des films français, et un deuxième volume la sélection des films internationaux. Un film pop acidulé comme un bonbon : Apollon de Loïc Dimitch ; un huis clos au suspense haletant : En retour de Benjamin Wacksmann ; une déclaration d’amour pas comme les autres : Nous pourrions être parents de Bjorn Elgerd ; un conte de fées moderne : Herculanum d’Arthur Cahn, et plein d’autres petits films à savourer comme des nouvelles littéraires. On a toujours le temps pour un court métrage. Laissez-vous tenter par ce cocktail concocté avec soin par Cyril Legann et son équipe. Garçon Magazine est allé à la rencontre de ce président passionné de cinéma, qui a plus d’un court dans son sac !

« C’est un format beaucoup plus libre que le long. C’est pour cela qu’on y trouve des œuvres souvent étonnantes et surtout plus audacieuses. »

Pouvez-vous nous présenter ce Best Of Chéries-Chéris ?

Cela fait quelques années que j’ai ce projet et que je rêvais de le mener à bien, notamment depuis que je suis président du festival Chéries-Chéris (2015).  Mon arrivée chez Optimale a permis de le réaliser. Il s’agissait de regrouper les meilleurs courts métrages présentés au festival ces dernières années – ou du moins ceux que j’estimais les plus intéressants – dont certains ont été primés. 

À part permettre à un réalisateur de faire ses armes, à quoi sert, selon vous, le format court ?

C’est un format beaucoup plus libre que le long. C’est pour cela qu’on y trouve des œuvres souvent étonnantes et surtout plus audacieuses. Libérés des contraintes financières liées à l’exploitation des longs métrages et leur coût de fabrication, les jeunes auteurs se permettent beaucoup plus de choses et font preuve d’une grande créativité.

Y a-t-il des réalisateurs confirmés que vous aviez repérés par leurs courts métrages ?

Depuis que je suis à Chéries-Chéris pas vraiment, mais on peut citer des gens comme François Ozon ou Philippe Barassat dont les courts métrages sont pour la plupart de véritables chefs-d’œuvre. 

Quels films préférez-vous personnellement dans cette sélection ?

J’ai un vrai coup de cœur pour Juillet Electrique de Rémi Bigot qui a d’ailleurs reçu le Prix du jury. Je trouve aussi Le Corps des Anges de Benoît Duvette troublant et charnel, prometteur pour la suite. 

Pouvez-vous nous parler de votre implication dans le festival ?

En tant que président, je m’occupe de beaucoup d’aspects, que ce soit son organisation, sa promotion, sa représentation. Et depuis que nous avons lancé les avant-premières avec Garçon Magazine, c’est un travail constant, tout au long de l’année, de plus en plus prenant. Mais j’ai l’impression de faire évoluer notre organisation dans le bon sens et c’est très stimulant.

Quels sont vos réalisateurs fétiches ?

Verhoeven, Cronenberg, tous les réalisateurs subversifs qui aiment le sexe et le sang. En France, Bertrand Bonello, Olivier Assayas, Claire Denis…

Best of Chéries-Chéris – Vol. I et II. Optimale, 17,99 € le volume. Sortie : 20 avril 2017.

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