Courts-métrages gays : “Je ne suis pas comme ça”

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Chaque mercredi, on met à l’honneur des courts-métrages gays. Après Cruising, on vous présente Je ne suis pas comme ça de Jean-Claude Guézennec.

Courts-métrages gays
Crédit photo : capture d’écran court-métrage « Je ne suis pas comme ça »

Le pitch Courts-Métrages gays de : Je ne suis pas comme ça

Deux collégiens, Gabriel et Adrien, sont inséparables. En surface, ils sont de grands amis mais, dans le secret, Gabriel a des sentiments pour lui. Alors que les deux jeunes adolescents font face à des camarades homophobes sur le chemin du retour, ils se retrouvent démunis et sans possibilité de se défendre. Cet incident va-t-il mener à l’irréparable ? Signé Jean-Claude Guézennec, Je ne suis pas comme ça aborde la difficulté d’affirmer son homosexualité en toute liberté dans le milieu éducatif et au sein des familles. Le collège, où la découverte de la sexualité commence, se trouve ainsi le premier stade d’expression de l’homophobie. Des faits qui démontrent le travail de sensibilisation à réaliser pour faire avancer les mentalités. Poignant ! 

Pour visionner le film, cliquez ici.

Pourquoi on aime ce film ?

A l’initiative du distributeur Archimède, Je ne suis pas comme ça est l’un des courts-métrages pionniers (s’il n’est d’ailleurs le seul à le faire) à aborder l’homosexualité et l’homophobie au Collège. En cause, c’est le premier lieu où ces deux constantes se manifestent. De fait, il constitue là une belle leçon sur ce qu’il faut faire pour améliorer les conditions des jeunes gays qui blessent. La présentation dans des établissements scolaires vient à ce titre justifier la nécessité de s’emparer de ces questions. 

A l’école, en dehors et dans les familles, Jean-Claude Guézennec illustre sans cache les failles d’une éducation qui peuvent amener à l’irréparable. Et, l’absence de communication entre les parents et leurs enfants, les violences entre pairs, le rejet et le déni alimentent la boucle vicieuse de l’homophobie qui peut tuer. C’est d’ailleurs ce que semble introduire dans sa conclusion le film, lorsque le jeune Gabriel s’empare de médicaments dans la salle de bains, puis revient dans sa chambre. Horrible ! 

A lire aussi : Courts-métrages gays : « Cruising »

Focus sur une scène : L’altercation

Alors Gabriel rentre chez lui avec son ami Adrien, il se retrouve nez à nez avec des camarades de classe. Les élèves se donnent alors à coeur joie de clamer des piques homophobes à destination de l’un des collégiens. “Les tapettes, on n’en veut pas”, entend-on notamment. Rapidement, ils en viennent aux mains, en poussant Gabriel. Mis à terre, ils lui assènent des coups de pied dans le ventre, sans qu’Adrien ne le défende. Injustice ! 

Qu’avez-vous pensé de ce troisième des courts-métrages gay, Je ne suis pas comme ça ?

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