Faire son coming-out dans une famille arabe : Djalil

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Gay et agnostique, Djalil a longtemps vécu dans l’impossibilité de faire son coming-out dans une famille arabe et musulmane. Aujourd’hui libéré des chaînes de la religion et de ses valeurs, le jeune homme arrive à jouir librement de son homosexualité. Il raconte son histoire.

Djalil

D’une grande difficulté. Djalil a dû attendre sa presque majorité avant de dévoiler son homosexualité. Quatrième enfant de parents musulmans très croyants, l’idée de faire son coming-out a été une épreuve ardue. “On a [souvent] le sentiment que c’est plus difficilement accepté.”, confie le jeune homme à ce sujet. Pour ces raisons, il révèle son orientation sexuelle à ses deux sœurs et son frère, qui acceptent directement la situation. “J’ai été chanceux d’avoir des frères et sœurs de confession musulmane tolérants et ouverts.”, confie Djalil. Pourtant bien parti, il attendra bien plus tard avant de s’ouvrir à ses parents.

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De cette première étape, Djalil a dû apprendre à accepter qui il est, seul face aux autres. “Je n’avais pas d’exemple de personne née dans un milieu musulman pour me permettre d’avoir confiance dans ma démarche. Bien au contraire, mes rencontres me déconseillaient ou bien avaient une vie cachée.”, explique-t-il d’ailleurs. Quand il acquiert son indépendance physique et financière, le jeune homme voit alors la parfaite porte de sortie pour s’ouvrir davantage. A ses 27 ans, il saute le pas et décide de faire son coming-out auprès de sa mère, puis de son père. C’est là le dénouement dans l’acceptation de son homosexualité. 

Gay, tout simplement

Aujourd’hui en phase avec son homosexualité et témoins des avancées, Djalil fait de son mieux pour conseiller les personnes qui le lui demandent. Pour autant, il ne se considère en aucun cas comme un porte-drapeau de la communauté LGBTQI+, mais comme un “acteur de [s]a vie” normale. “L’orientation sexuelle, comme la religion, ne nous définit pas totalement. [Alors], cessons de nous considérer comme tels (différents, ndlr).”, confie le jeune homme, à juste titre. Magnifique happy end !

Son message aux lecteurs de Garçon Magazine :

“Vous n’êtes pas seulement une orientation sexuelle, vous êtes bien plus, vous-même et uniques. Prendre conscience que l’on est LGBTI+ et le dire sont deux étapes différentes. S’accepter est important. S’aimer pour qui nous sommes est essentiel.  Le dire dépend de vous et de votre bien être. On doit vous aimer pour qui vous êtes et non pas pour une image qui n’est pas vous.

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J’ai fait le choix d’attendre d’être indépendant financièrement pour le dire à mes parents. Je pense donc qu’il convient de ne pas se mettre en difficulté avant de préparer sa stabilité pour ne pas se retrouver dans des situations difficiles. Être LGBTI+ est avant tout une richesse et une chance. Alors, aimez-vous !”

Djalil

Plus d’infos : 

Si comme Djalil, vous souhaitez partager votre histoire, parler d’un engagement ou de tout autre sujet, envoyez un mail à journaliste@garcon-magazine.com.

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