Alexis, un jeune engagé pour la visibilité de tou.te.s

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Alexis réside à Epernay, en Champagne-Ardenne. Jeune activiste LGBTQI+, il déplore le manque de visibilité dans la représentation intégrale des minorités identitaires et sexuelles. Le jeune homme témoigne.

Alexis

LE coup de gueule ! A peine Alexis livre son histoire qu’il fait état d’un manque cruel de représentativité dans sa communauté. Comme beaucoup, le jeune homme fait partie des oublié.e.s du spectre LGBTQI+ qu’on représente à peine : les bi.e.s, les genderfluid, les non-binaires, etc. “J’en ai ras-le-bol des personnes et associations LGBT qui soutiennent la prostitution, le marché commercial et sexuel des applis de rencontres.”, fustige-t-il notamment. A l’échelle de la région dont il fait partie, Alexis se pose en opposant d’une manifestation identitaire “qui bat le pavé et demande l’interdiction de l’homophobie”. Allant jusqu’à les considérer comme “une forme d’élite”, il dénonce une chasse aux LGBTQIA+ contre la majorité silencieuse.

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Pour appuyer son engagement différencié, Alexis déplore la présence unique des associations communautaires dans les moyennes et grandes villes. Pour le jeune homme, seules ces organisations identitaires prennent en charge l’intégralité du spectre LGBTQI+ : les geeks, les personnes handicapées, les créatures, etc. A ce titre, les médias constituent le seul moyen de se saisir de ces questions, comme c’est le cas du récent documentaire de Zone Interdite sur la non-binarité. “Ça existe depuis l’antiquité vous saviez que Jules César, Vercingétorix, Rimbaud et bien d’autre grands personnages historiques ont été soit bis, soit gays. Même Léonard De Vinci.”, tient-il à préciser. Dès lors, son souhait est d’en finir définitivement avec la sexualisation des corps et des revendications. Selon Alexis, l’humain doit être sur le devant de la scène des mobilisations.

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Le devoir de visibilité

Là où des pays européens ou encore l’Amérique du Nord avancent, la France doit, à ses yeux, solliciter les franchises et les médias pour garantir une meilleure représentativité LGBTQI+. De Queerscreen à Coca-Cola, en passant par Disney ou encore les musées, l’impératif est de regarder au-delà des grandes villes pour être le fidèle possible à l’image de la communauté. “N’ayons pas peur, sortons ensemble pour nous affirmer.”, confie Alexis. En là réside l’arme politique pour que la situation s’inverse en faveur de la communauté. La finalité : “créer un parti politique LGBTQI+”. Révolution !

Plus d’infos :

Si, comme Alexis, vous souhaitez témoigner ou pousser votre coup de gueule, envoyez votre message à l’adresse suivante : journaliste@garcon-magazine.com

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