Une étudiante trans

Une étudiante trans se suicide à Montpellier

Une étudiante trans s’est suicidée à Montpellier, mercredi 23 septembre. En cause, le CROUS l’avait menacé d’expulsion en début de semaine.  Malheureux ! Une jeune étudiante trans en psychologie,...
Une étudiante trans

Une étudiante trans s’est suicidée à Montpellier, mercredi 23 septembre. En cause, le CROUS l’avait menacé d’expulsion en début de semaine. 

Malheureux ! Une jeune étudiante trans en psychologie, Doona s’est suicidée à Montpellier, mercredi 23 septembre. Le drame est la conséquence d’une menace d’expulsion que le CROUS de la ville occitane lui aurait adressé. “Il lui aurait été dit, quelques heures avant son suicide, qu’elle ne pouvait pas recommencer sous peine d’être expulsée de son logement. (la jeune étudiante logeait en effet dans la cité universitaire, ndlr).” Sous les yeux de dizaines de passagers de la gare, la jeune femme en transition s’est jetée sous les rails d’un train de passage, à 17h30, le jour même. Peu de temps avant sa mort, elle a envoyé un message à ses amis sur les réseaux sociaux. “Je vais au paradis”, leur avait-elle confiée, propos qu’a rapporté le journal Midi Libre

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Un jour après l’horrible drame, le service des combats universitaires de Montpellier a envoyé une lettre ouverte au CROUS. Le syndicat étudiant de la ville a accusé le service de ne pas avoir suffisamment accompagné la jeune étudiante. « Cette tentative de suicide fait suite à des tentatives précédentes dont vos services avaient été informés. Or, à la suite de la deuxième tentative de suicide, une assistante sociale du CROUS et un médecin scolaire étaient directement en lien avec Doona« , peut-on lire dans la lettre. “Nous espérons que le cynisme des assistantes sociales n’en est pas arrivé à ce point. Car une telle brutalité dans un moment de flottement, de questionnement et de crise existentielle d’un individu est tout bonnement inacceptable« , a ajouté le syndicat étudiant dans sa lettre, avant de pointer la froideur de la « machine bureaucratique » du CROUS.

Le CROUS l’a suivi jusqu’au bout

Suivant le contact de Têtu, le CROUS de Montpellier a dementi les “allégations fausses” du SCUM. En cause, le service universitaire a défendu l’accompagnement qu’il proposait à Doona. “Cette étudiante avait bénéficié d’un accompagnement renforcé de la part des services sociaux, comme des personnels assurant la gestion de la résidence du Crous de Montpellier-Occitanie.”, a précisé le CROUS dans un communiqué. 

Pour suivre au mieux la jeune étudiante trans, le CROUS avait mis en place une cellule psychologique. « Le service social, avec la médecine préventive de l’université, ont reçu Doona et ont mis en place un accompagnement psychologique renforcé. [Le But], lui permettre de surmonter ses difficultés, et de passer le cap de la transformation qu’elle avait choisie, le moins mal possible ». Enfin, toujours dans le communiqué, le CROUS a adressé ses condoléances aux proches de Doona.

Un mauvais accompagnement

Le SCUM a pointé un accompagnement maladroit du CROUS, en référence aux propos de leur communiqué. « Nous parlons ici d’être humains et non pas de Pokemon. Votre terminologie est à revoir, vous parlez de « transformation », mais ce n’en n’est pas une« , a fustigé le syndicat étudiant montpelliérain.

Depuis jeudi, les internautes ont adressé des messages de soutien sur les réseaux sociaux sous les hashtag #soutiendoona et #CROUSassassin. “Une pensée pour @Florae_Doona ! J’espère que tu ne souffres plus. Faisons avancer les choses pour que ça n’arrive plus jamais ! #soutienDoona.”, a notamment exprimé Malezander sur Twitter. Le collectif ExitTransInter a appelé à une manifestation hommage pour Doona à Paris, le 17 octobre prochain. 

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