J'ai 2 amours, la bisexualité traitée avec modernité et humour

J’ai 2 amours, la bisexualité traitée avec modernité et humour

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J'ai 2 amours, la bisexualité traitée avec modernité et humour
Crédit Photo : ARTE / Benoit Linder

« J’ai 2 amours » est une mini série en plein dans l’air du temps, dont les 3 épisodes de 52 minutes traitent de la bisexualité avec une modernité des plus rafraîchissante, bien que certains personnages peinent à nous convaincre.

D’abord proposée par Arte en 2018, c’est désormais sur Queerscreen que l’on peut retrouver cette mini série sans tabou et égayante. Au premier abord, le pitch est assez unique : Hector, médecin urgentiste à Strasbourg, partage la vie de Jérémie. Les deux hommes essaient de faire un enfant par insémination artificielle pour leur amie Anna. Or, lorsque Hector va croiser le chemin de Louise -son amour de jeunesse- il va rapidement commencer à mener une double vie. Ce que l’on apprécie surtout dans cette mini série, c’est bel et bien le refus des clichés dans la sexualité des personnages. De plus, « J’ai 2 amours » nous offre bon nombre de scènes drôles -entre autre la scène de sexe entre Jérémie et Anna- mais surtout très bien jouées pour certains personnages. Mention spéciale pour Camille Chamoux dans le rôle de la copine lesbienne qui nous offre les meilleures scènes de la série.

Moderne, mais peu profond

« J’ai 2 amours » est une bouffée d’air frais. Une mini série actuelle, moderne, contemporaine, proposant des personnages bien dans leur époque, aux sexualités diverses et qui s’éloigne des clichés encore trop présents. Or, malgré que le premier épisode soit divertissant tant Hector (François Vincentelli) se perd dans ses désirs et ses mensonges, les deux autres épisodes peinent à nous tenir en haleine. En tant que spectateur, on peine fortement à s’attacher à l’histoire qui lie Hector et Louise (Julia Faure). Les personnages de Jérémie et d’Anna -respectivement interprétés par Olivier Barthélémy et Camille Chamoux- sont les seuls à réellement attiser la curiosité et l’attachement du spectateur. Bien qu’on ai envie d’y croire après un pitch prometteur et attrayant, les personnages principaux peinent à susciter l’attention du spectateur durant les trois épisodes de 52 minutes. L’alchimie entre les différents couples peine à se créer, ce qui n’aide en rien à nous convaincre de croire en ces histoires. Le spectateur s’attend à en apprendre plus sur les protagonistes, qui manquent parfois cruellement de profondeur. Cela ne nous empêche pas d’apprécier le message véhiculé par la série, inédit pour une série française, et rien que pour cela, « J’ai 2 amours » vaut le détour.

Plus d’infos :
Découvrez la mini série « J’ai 2 amours » sur Queerscreen -le Netflix LGBTQI+ et militant- pour 6,99 euros/mois.

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