Queerscreen Festival

Queerscreen Festival : “7 minutes” de vérité sur le chemsex

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Pour ouvrir sa toute première édition, Queerscreen Festival met à l’honneur un film sur le chemsex, 7 minutes. Signé Ricky Mastro, le long-métrage met en lumière un sujet de société encore tabou. 

Queerscreen Festival

A peine le film 7 minutes ne s’ouvre que deux hommes, Kévin et Maxime, se retrouvent dans une chambre d’hôtel. Ensemble, ils engagent un rapport sexuel sous drogues, sans connaître l’impact de cette pratique. Dès lors, une première crainte s’installe lorsque l’un d’eux est inconscient après une forte prise de drogues, vite résolue. De fil en aiguille, l’inévitable va pourtant arriver sept minutes après l’entrée dans la chambre lorsque le corps de Kévin se trouve sans vie sur le lit. La culpabilité et le chagrin gagnent alors l’état d’esprit, qui ne voit qu’une seule solution : le rejoindre dans la mort. Acte qu’il orchestrera par pendaison … avec une ceinture. Quel impact cet événement va-t-il avoir pour la suite ? Un film à découvrir dès ce soir, dans le cadre du Queerscreen Festival. 

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Signé Ricky Mastro, 7 minutes est la longue quête d’un père pour découvrir la vérité autour de la mort de son fils, Maxime. Témoin premier de la scène, le parent va plonger dans le monde du chemsex pour obtenir des réponses sur les circonstances du drame. Une expérience inévitable qui va lui permettre, interrogatoire après interrogatoire, de remonter pas à pas dans la collecte d’éléments relatifs En cela réside le moyen d’aller de l’avant, au-delà du déni lié aux faits et des moments de solitude, passés à se recueillir sur les effets personnels. Pourtant, sans qu’il n’y soit préparé, le père de famille va peu à peu se retrouver piégé dans la spirale du chemsex, des fêtes underground. Va-t-il pouvoir s’extirper de ce précipice, à mesure qu’il va découvrir la vérité ? Affaire à suivre. 

Un sujet de société

7 minutes entre en résonance avec les débats actuels sur le chemsex. À juste titre, la Mairie de Paris discute actuellement d’une mesure pour encadrer cette pratique. “Aujourd’hui, on se rend [seulement] compte de l’ampleur du phénomène par rapport aux membres des réseaux sociaux qui postent des avis de décès sur Facebook et à leur désarroi.”, pointe Michel Mau, président de Playsafe. “Il faut une prise de conscience collective et une volonté communautaire à porter le sujet du chemsex comme une priorité.”, poursuit-il. 

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Pour ces raisons, l’adjoint à la Mairesse de Paris, Jean-Luc Romero-Michel, a validé une résolution pour engager une réforme sur ces questions et pour sensibiliser tout le monde. “[Seule] une minorité de gays est informée sur ce sujet. [Et], aucun ministre n’a eu un mot sur les drogues de synthèse et le chemsex.”, déplore-t-il. Dans sa finalité, son application serait une justice rendue à Christophe Michel, victime du chemsex en 2018. Et ce, au-delà du livre-mémoire, Plus vivant que jamais, et du verdict judiciaire.

Plus d’infos :

Le film est disponible sur Queerscreen ce vendredi, à partir de 18h. Et ce pendant 24h.

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