Les lecteurs de Metro Weekly ne se protègent pas

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Une étude média a montré que les lecteurs de Metro Weekly ne se protègent pas, samedi 13 février. Cette enquête intervient à point (pas très) nommé avec la journée internationale du préservatif.

Pas très responsable ! En cette journée internationale du préservatif, samedi 13 février, une enquête a montré que les lecteurs de Metro Weekly ne se protègent pas. En cause, près de 4 répondants sur 10 ont déclaré ne pas utiliser de préservatifs pendant un rapport sexuel. De même, 70% des personnes interrogées ont révélé la non-utilisation de la PrEP.  “Nous avons constaté que la culture du préservatif a décliné drastiquement.”, a déploré le président américain de la fondation AIDES, Michael Weinstein, à Metro Weekly, précisant toutefois avoir prédit ce problème en amont. Ce sont pour ces raisons que l’activiste a justifié la mise en place d’une journée de prévention dédiée pour prévenir et informer sur l’importance de recourir à des moyens de protection. 

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Pour mettre en lumière ce phénomène problématique, Metro Weekly a fait un état des lieux des causes qui entourent l’absence de protection chez les gays. A raison, près de 40% des répondants (38,3%) précisent ne pas être en couple. Ce qui semble expliquer l’accumulation de partenaires dans des relations sans lendemain et des plans-cul. Par ailleurs, comme le souligne Michael Weinstein, la jeunesse gay a moins peur du VIH que les précédentes générations. Tout cela alors que cette IST continue à tuer les personnes gays, et ce bien plus que toute autre maladie/infection sexuellement transmissible. “Elle est trop chère pour les jeunes [la PrEP, ndlr].”, a ajouté le président de AIDES, pour justifier l’absence de protection. Dans sa finalité, le militant américain a toutefois précisé que l’usage de préservatif, plus accessible, aide, et appelle donc les jeunes (et certains plus âgés) à y recourir pour se prémunir du VIH. Alors, agissez !

Un problème entier

Encore aujourd’hui, le problème de la protection concerne une grande majorité des gays, ce qui dépasse le cadre même d’un pays. En cause, 1,7 millions de personnes ont contracté le VIH en 2019, à travers le monde. Ce qui vient ajouter un quota supplémentaire aux 37,9 millions de personnes infectées sur Terre. Pour ces raisons, le tissu associatif français est à pied d’œuvre pour lutter contre le VIH. 

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Que ce soit AIDES, Les petits bonheurs, Enipse ou encore Le 190, de nombreuses organisations communautaires lancent chaque année des campagnes pour sensibiliser sur cette IST. Tout cela en ajoutant un brin de positivité, comme l’ont notamment illustrées les initiative Break – La Pause Santé (Enipse) et #Fetelamour (AIDES). C’est ce qui, en conséquence, a permis d’éviter 30 millions de nouvelles infections, à ce jour. Magnifique ! 

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