document de santé

Un document de santé italien fait polémique

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Un document de santé italien a suscité la controverse chez les élu.e.s et activistes LGBTQI+, jeudi 11 février. En cause, il répertorie les personnes homosexuelles comme sujettes à des comportements à risque. 

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Crédit photo : Fb Ministère de la santé italien

Outrageant ! Signé de l’ALS5, antenne de l’agence régionale italienne, un document de santé publique a fait polémique, jeudi 11 février. Dans les lignes, la feuille a en effet notifié les personnes homosexuelles comme sujettes à risque au virus de la Covid-19. Ce qui a stupéfait les élu;e.s et les activistes LGBTQI+. “Comment peut-on classer l’homosexualité comme comportement à risque sans la moindre preuve scientifique ?”, a directement réagi Ferruccio Sansa, conseiller régional du Mouvement 5 Étoiles. En conséquence, l’élu politique a multiplié les appels auprès de l’institution médicale, qui a justifié qu’une autre administration leur a transmis la classification erronée. 

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Suivant une première phase de recherches en interne, le Ministère de la Santé a conclu que la nomenclature, mise à jour début février, provenait d’une “vieille liste utilisée pour le don du sang”. “Seuls les comportements déterminent un risque et non pas l’orientation sexuelle.”, a-t-il précisé au Corriere della sera. De cette clarification, le directeur de l’ALS5 a présenté ses excuses auprès des plaignant.e.s et s’est engagé à ce que ce type d’erreur ne se reproduise pas à l’avenir. “La reproduction dans des documents ministériels de vieilles formulations dépassées sera immédiatement corrigée.”, a de son côté promis le ministère de la santé. Espérons que ce soit bien le cas.

Une exploitation politique

Le président de la région Ligurie, Giovanni Toti, a demandé l’ouverture immédiate d’une enquête. “Il s’agit d’une erreur inacceptable et discriminatoire.”, a fustigé l’élu régional. Pourtant, il a dénoncé l’exploitation à des fins politiques de ce miséreux “copier-coller” d’un ancien document. Le responsable régional a ainsi pointé du doigt l’opposition qui tente par tous les moyens de “jeter de la boue sans prendre la peine de vérifier et d’enquêter”.

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