Mathieu Ferhati, divin performeur du sexe « brut »

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Dès qu’il se lance dans le porno, Mathieu Ferhati plante directement le décor, un accro au sexe “brut”. Non exclusif, le performeur enchaîne les va-et-vient dans les labels : Menoboy, Crunchboy, Ridley Dovarez, Sketboy, DomiAddict, HPG, Citebeur… Aujourd’hui au sommet de sa carrière et paré pour un envol vers l’étranger, il se replonge dans les moments forts de son parcours.

Rêviez-vous déjà de figurer dans le porno, à l’époque ? 

Complètement. Depuis tout petit, j’en avais envie. La première fois que j’en ai vu, c’était lorsque j’ai piqué une cassette à mes parents. En la regardant, je me suis dit que ce serait moi plus tard dans la vidéo. 

Que vous apporte-t-il dans votre quotidien ? 

J’étais déjà un sex addict, dans le passé. Le porno a su canaliser ça. Et, rapidement, ce qui était une passion est devenu un métier, une forme de militantisme (si je puis dire). 

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Le X m’a permis de prendre une revanche sur la vie, d’avoir confiance en moi et de m’affirmer tel que je suis, simple, sensible, humain, accessible et entier (c’est d’ailleurs comme cela que me voient les labels). 

Concernant l’addiction, on remarque une ardeur chez vous, comme si vous étiez prêts à tout défoncer… 

Je suis un véritable amoureux du sexe, ce n’est pas du cinéma. Quand je jouis, c’est totalement vrai. C’est toujours agréable de découvrir un nouveau gars avec qui je peux prendre mon pied. Surtout quand il y a un feeling… Mais, je ne suis pas une brute épaisse, tout le temps. Soyez rassuré ! 

Vous êtes encore célibataire. Diriez-vous donc que vie amoureuse et porno ne vont pas ensemble ? 

Non, c’est tout à fait compatible, mais, à l’heure actuelle, cela ne fait pas partie de mes priorités. Mais, qui sait, un jour, peut-être ? 

Bien que très connu dans le milieu, vous êtes resté fidèle à la France. Pourquoi donc, l’étranger ne vous attire-t-il pas ? 

Si, bien sûr. Au départ, c’était juste dû à un manque de confiance en moi, une peur de ne pas être à la hauteur. Et puis, quand j’ai eu un prix aux Pink TV Awards, je me suis dit que je pourrais bien tenter. 

Mathieu Ferhati

Mais, la covid-19 est arrivée, mes projets à Londres sont tombés à l’eau. En tout cas, j’espère pouvoir tourner au moins une fois à l’étranger avant la fin de ma carrière dans le X. 

Aujourd’hui, vous figurez dans des dizaines de vidéos. Parmi elles, y en a-t-il une qui soit meilleure qu’une autre pour vous ? 

C’est compliqué, il n’y en a pas une qui m’ait réellement marquée. À chaque fois, je suis surpris, je rencontre de nouvelles personnes. Quand je prends mon pied (surtout ces derniers temps, rires), ça se voit. Je ne surjoue pas, je suis authentique 

Si vous devez donner un/des conseil(s) à un débutant, quel(s) serai(en)t-il(s) ? 

Accrochez-vous, car la concurrence est rude (surtout avec CAM4 et OnlyFans), soyez vous-même, démarquez-vous. Pour intégrer le X, il faut aimer ça et pas l’argent (si vous êtes là pour ça, c’est raté). Le reste vient tout seul. Et puis, le naturel plaît toujours.

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