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Axel Abysse, l’homme de la semaine de Garçon

Producteur, réalisateur et performeur porno … Axel Abysse se lance dans le milieu du X au terme de ses études en cinéma à Paris. En 2017, il lance son...
Axel Abysse
Crédit photo : Danny Z

Producteur, réalisateur et performeur porno … Axel Abysse se lance dans le milieu du X au terme de ses études en cinéma à Paris. En 2017, il lance son site, éponyme, et diffuse ses premiers contenus spécialisés dans le fist-fucking. C’est un succès. Aujourd’hui installé au Japon, la jeune icône continue à produire des vidéos pornos gay, alliant ses deux cultures. Pour Garçon Magazine, il parle un peu (beaucoup) de lui.

Comment se déroule une journée pour vous, Axel Abysse ? 

Un café, un lavement, un peu de dilatation et je peux enfin commencer ma journée. Beaucoup de montage vidéo, un peu de sport. Le soir je m’ouvre à nouveau. Avec un peu de chance avec un partenaire, et je recommence le lendemain. 

Un élément physique dont vous êtes particulièrement satisfait ?

Clairement mon cul. Je le travaille depuis des années, je me fiste quotidiennement, je me gode sans arrêt. Il est sans cesse affamé. J’en suis très fier, c’est clairement mon plus bel atout. 

Axel Abysse
Crédit photo : UTO

Parlons un peu de votre carrière. Qu’est-ce qui le plus fantasmatique dans la réalisation d’un film porno ? Quel sentiment vous anime ? 

Je suis exhibitionniste. Derrière l’objectif, puis derrière l’écran, je sais que des mecs vont se toucher, ils voudraient me rejoindre et me fouiller le cul. Je suis heureux d’être ouvert, de m’offrir. C’est toujours grisant. 

Y a-t-il un film que vous ayez le plus aimé tourner et/ou dans lequel tu ais le plus aimé jouer ?

‘The Shore’, une scène de fist sur la plage. Le décor sublime, l’action est intime. C’était filmé à Okinawa dans les îles tropicales du Japon, un des lieux que j’aime le plus au monde. Evidemment ‘Abyssal Gang Bang’, pour ce moment unique où mon corps n’était qu’un trou à la merci de ce groupe de mecs bourrins… 

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Après, il y a peu de scène dont je ne suis pas satisfait. Elles sont toutes le reflet d’une jouissance, la trace d’un moment de bonheur arrêté dans le temps. En tant que réalisateur, ce sont toutes des expérimentations, pas de raison de regretter même quand le succès n’est pas à la hauteur. J’apprends systématiquement.

Axel Abysse
Crédit photo : Amaury Grisel

Les acteurs que vous choisissez sont-ils à l’image de tes idéaux-types masculins ?

Je n’ai plus vraiment d’idéal ou de type particulier, sexuellement parlant. Mon désir pour quelqu’un nait souvent des fantasmes et passions communes. Le champ des possibles s’ouvre au fil des ans. Si je me suis toujours considéré gay depuis tout jeune, je porte de moins en moins attention au genre. Si tu aimes le fist autant que moi, il y a de fortes chances que je te veuille en moi. 

En revanche, il y a des traits de personnalités qui me rebutent totalement et ça, je doute que ça change. Hors milieu, look hétéro, discret, fit only, masc4masc, ceux qui croient que leur racisme est une question de préférence, c’est pas pour moi. J’aime les gens bien dans leur peau, c’est plus sexy que n’importe quelle attitude.

En dehors du porno, êtes-vous sensible à d’autres aspects de la culture LGBTQI+, particulièrement au Japon ?

Je suis très proche de la scène drag de Tokyo. Je vis même avec l’une d’elle, Kosmic Sans, qui m’aide aussi parfois sur mes tournages et montages. Elle a un oeil artistique très aiguisé. 

J’ai toujours été entouré d’artistes, de gens passionnés et passionnants. La culture drag mêle la dérision, la créativité et l’engagement politique, c’est un mélange qui me va bien. 

Y a-t-il d’autres icônes ou éléments de la culture japonaises qui vous inspirent ?

J’ai beaucoup de figures qui m’inspirent et me motivent chaque jour. Des artistes complets qui créent comme ils respirent, qui vivent leurs oeuvres. Yukio Mishima, Arca, David Lynch. 

La musique et le cinéma sont deux éléments qui ont un contrôle quasi-total sur mon humeur. Je peux me foutre en l’air volontairement une journée sublime avec l’album I am a bird now d’Antony & The Johnsons. C’est d’une tristesse absolue, mais ça touche au sublime.

Crédit photo : Matt Spike

Conséquence de tout cela, comment vous-voyez-vous dans dix ans ?

Avec un trou plus large que jamais ! Je parcours le monde pour me faire démolir le cul et le partager avec le plus grand nombre. Ça dure depuis presque trois ans et je n’ai aucune raison de m’arrêter.

Plus d’infos : 

Retrouvez le travail de l’icône X gay Axel Abysse sur le site de son label.

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