Benoît

Benoît, un jeune homme bien comme il faut

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Benoît est vendeur chez Body Shop et modèle-photo à Montpellier. Dès qu’il le peut, le jeune homme se consacre pleinement à Instagram, où il publie des photos sans filtre et échange sur des sujets qui lui tiennent à cœur. Fraîchement confiné, il nous ouvre les portes de son quotidien le temps d’un instant. 

Benoît

A peine clique-t-on sur la première photo de son feed Instagram que Benoit prend place sur son trône (ou plutôt sa chaise XXL). Dans ce qu’il considère comme “une vitrine de [s]a vie”, le vendeur et modèle-photo montpelliérain affiche sans cache qui il est… jusqu’à sa divine pilosité. “Je ne suis pas l’archétype de l’homme par excellence. Mais, quand je peux être sexualisé ou dénudé, je ne m’en prive pas.”, exprime-t-il, modestement. “On ne se montre pas parce qu’on est fiers, mais pour s’accepter pas à pas et se regarder.”, poursuit-il. C’est en cela que réside toute la confiance qu’il a su acquérir avec les années et ses relations. 

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Derrière ce corps “under control” se cache une personnalité qui s’émancipe des codes, des traditions et des idéaux conservateurs. Faisant de son profil Instagram une plateforme dédiée au débat, Benoît partage ses opinions et réflexions, avec conviction, à sa communauté sur les questions du moment : le féminisme, les droits LGBTQI+, les sujets sociaux, etc. Une initiative qu’il explique notamment par son engagement aux côtés du mouvement de Benoît Hamon, Génération.s, et auprès de Féministe Paris (comme ambassadeur, NDLR). C’est, pour lui, un moyen d’évoluer et de se remettre en question (j’ai des opinions instinctives, précise-t-il). Soit, une belle approche aux choses.

Benoît

L’amour plus que tout

Essence même de son identité, l’amour occupe une grande part dans le rapport qui lie Benoît aux choses, à l’autre (sa famille et son conjoint. Et, oui. Il est en couple.). Plus que le travail, même. “Il prédomine dans ce monde, c’est la vie.”, affirme-t-il. C’est en ce sens ce qui rythme son quotidien, tel un leitmotiv, et ce qui lui permet de vivre “le moment présent sans penser à demain”. “Je suis heureux dans ma vie, en dépit des hauts et des bas, je vois le bon dans chaque chose, je rebondis dessus. Et, même si je ne suis pas riche, je vis dans le confort.”, exprime-t-il

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En cette période anxiogène, le jeune homme réalise l’importance de se rencontrer, de sortir, de se cultiver, qui apporte ses bienfaits sur la santé mentale et qui est aujourd’hui mise à mal. “Couper les liens sociaux, ce n’est pas humain. Ça provoque des suicides, ce qui, je pense, est bien plus grave que le virus en lui-même. Les psychologues le disent eux-même, ils n’ont jamais eu autant de patients.”, martèle-t-il. Sans que, pour autant, cela ne remplace les interactions réelles, il fait tout son possible pour “garder un [certain] contact avec le monde extérieur” via ses réseaux. De quoi, comme le dit Benoît, mettre du baume au cœur !

Son message aux lecteurs de Garçon Magazine :

“Soyez vous-même, quoi qu’il en coûte, affirmez vos différences. Il ne faut pas rentrer dans le moule, gommer sa personnalité (aussi forte soit-elle), mais s’exprimer pleinement.”

Quelques petites choses à savoir sur Benoît : 

Sa journée-type ? Je lis, regarde des séries et ai mes petits rituels aussi (café, plaisirs gourmands).

Un élément de démarcation ? Mes oreilles décollées

Neige ou soleil ? Soleil. C’est pour cette raison que j’ai quitté l’Auvergne pour venir m’installer dans le sud.

Ses passe-temps favoris ? Voir mes amis et faire la fête (hors crise sanitaire, NDLR)

Ses futurs projets ? Me lancer dans le catch, le spectacle et la musique. J’ai ces projets en tête depuis plusieurs années. J’attends la fin de la covid-19 pour m’y mettre sérieusement. Sinon, m’insérer, reprendre la vie, et devenir manager dans le secteur que j’ai choisi (grande distribution, restauration)

Sa vie dans dix ans ? Retourner en Auvergne, avoir une vie paisible, un rythme plus lent, entamer des démarches d’adoption. 

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