Playsafe.fr se mobilise contre les dangers liés au chemsex et aux drogues

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Depuis sa création en 2012, Playsafe.fr sensibilise la communauté LGBT sur les dangers liés à la sexualité et aux drogues. Pendant des années, l’association s’est ainsi mobilisée sur le terrain autour d’initiatives de grande ampleur, notamment autour du chemsex. Dans le contexte de la pandémie qui a accru l’isolement, elle reste plus mobilisée que jamais.

Playsafe.fr

Une nécessité !

Dans la prévention il existe trois grands axes : la prévention, la réduction des risques et l’aide au sevrage, Playsafe.fr s’est principalement spécialisée dans l’e-prévention. En ce sens, l’association va accompagner les personnes, notamment jeunes, qui ne sont pas forcément déjà dans la boucle de l’addiction. “De plus en plus de jeunes, même mineurs, entrent très tôt dans l’addiction et ont, de fait, du mal à dissocier la sexualité de la prise de drogues.”, déplore Michel Mau, président et fondateur de Playsafe. En conséquence, l’objectif est clairement défini : dissocier le Chemsex de la sexualité afin qu’il ne soit pas perçu comme un passage obligé, une fatalité. 

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Pourtant, le travail de l’association ne s’arrête pas là. Même si la jeunesse reste fortement impactée, des personnes plus âgées font également face aux addictions. “Il y a toute une culture autour du jeunisme chez les gays. Cela étant, vieillir sereinement est difficile et contribue au fait que les personnes se réfugient dans des paradis artificiels.”, plaide le militant. Pour cette raison, PlaySafe va se déplacer dans les établissements issus du milieu de la nuit (hors confinement, ndlr) pour sensibiliser sur le sujet de la sexualité sous drogues.

Sur le web, aussi

Parallèlement à cela, elle déploie d’importants moyens sur le web et tente de sensibiliser les applis de rencontres et leurs diffuseurs Google Play et l’Apple Store. En cause, l’essentiel des annonces relatives à la sexualité sous drogues visibles de tous sur les profils publics notamment sur Grindr et Scruff. Dans le contexte du reconfinement, l’association peut aujourd’hui poursuivre ses actions grâce à des appels à projet qu’elle a gagnés et à l’obtention de subventions. “On a eu des réunions en visioconférence pour avancer sur les sujets. On continue à sensibiliser les gens sur les problématiques.” Et on essaie d’inciter les applications et leurs diffuseurs à s’impliquer activement aux côtés des associations de prévention et de réduction des risques.

Découvrez la suite de l’article sur Playsafe.fr dans le nouveau numéro de Garçon Magazine.

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