Enquête UNEF, les LGBTphobies persistent dans les universités

L’UNEF a publié une enquête sur les discriminations dans l’enseignement supérieur, mardi 18 juin. En son sein, l’association étudiante pointe l’inaction des universités face au LGBTphobies.  Aucun encadrement. L’UNEF...

L’UNEF a publié une enquête sur les discriminations dans l’enseignement supérieur, mardi 18 juin. En son sein, l’association étudiante pointe l’inaction des universités face au LGBTphobies. 

Aucun encadrement. L’UNEF a diffusé une enquête sur les discriminations dans les universités, jeudi 18 juin. Intitulée “les discriminations dans l’enseignement supérieur”, l’étude a, outre le racisme et le sexisme, pointé l’absence de mesures contre les LGBTphobies. “Depuis le début du quinquennat, le gouvernement a fait plusieurs annonces sur les discriminations dans l’enseignement supérieur, mais aucun dispositif contraignant n’a été créé.”, a fustigé l’association étudiante. 

Dès l’édito de l’enquête, l’UNEF a expliqué que le problème, qui est avant tout sociétal, se répercute sur les structures universitaires. “Elles nous empêchent d’étudier sereinement, rompent l’égalité face à la réussite, freinent notre émancipation, affectent notre santé mentale et vont parfois jusqu’à nous ôter la vie”, justifie le collectif. 

Un manque d’initiatives

Toujours dans son enquête, l’UNEF démontre, chiffres à l’appui, le manque de dispositifs dans la prise en charge des victimes de discriminations et violences. 45,1 % des structures universitaires ne disposent, en effet, d’aucune cellule de veille et d’écoute (CVE). Le constat est d’autant plus accablant puisque 64,1% des établissements de l’enseignement supérieur ne saisissent la CVE alors qu’elle est en place. Et, sur les 39 universités françaises à ne pas recourir à ce service, sept sont parisiennes. 

Lorsque les universités l’utilisent, elles se limitent à des échanges par mail ou par téléphone. Enfin, seuls six établissements étudiants organisent des permanences avec les élèves dans toute la France. 

Une communauté mise à mal

Par ce manque d’efficacité les personnes LGBTQI+ restent discriminées à la fois par le corps éducatif et leurs camarades. Les personnes transidentitaires sont les plus touchées, puisque 63,38 % des universitaires ne reconnaissent par leur prénom d’usage. En conséquence, 20% des LGBTQI+ sont discriminées à l’embauche, comme le stipule le dernière étude en date (2013). 

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