Fin de siècle

« FIN DE SIÈCLE », UNE ROMANCE PRIS ENTRE DEUX SIÈCLES

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Fin de siècle

Distribué par Optimale, Fin de Siècle suit la romance gay inconstante entre Ocho et Javi, à la fin des années 1990 en Argentine. Le premier est épris de liberté, nomade et indépendant, le second a une vie bien rangée et souhaite fonder une famille. L’amour va-t-il les amener changer leur mode de vie ? Signé Lucio Castro, le long-métrage est en salles depuis le 23 septembre. 

SI LA FIN DE SIÈCLE M’ÉTAIT CONTÉE … 

Dès le début de Fin de Siècle, un homme sort de la gare au Brésil. Son attitude présage d’une première fois dans la capitale du pays. Il parcourt la ville, admire le paysage, prend de photos, se pose de temps à autre. Enfin, il s’installe dans un loft réservé pour l’occasion et range ses affaires. Allongé sur le lit, il converse avec un gay-date sur Grindr puis fixe un rendez-vous. Quelques minutes plus tard, il se rend à sa fenêtre afin de faire signe à son rencard lors de son arrivée, entreprise vite établie. Ils font connaissance puis, brûlant les étapes, ils atterrissent dans le lit pour “baiser”. 

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Dans un cadre extérieur, sur une terrasse, Lucio Castro s’approprie à juste mesure tous les ingrédients pour mettre en abîme une relation romantique digne de ce nom et qui dépasse le champ des possibles. Suivant les rapports sexuels successifs, les conversations n’en sont que plus inoubliables et sincères. Le cinéaste balaie tous les sujets, mettant un point d’honneur à la découverte de l’autre. Mais, ce n’est que l’envers d’une réalité bien différente. 

UNE ROMANCE PRISE ENTRE DEUX ÉPOQUES 

Porté par un long flashback, Fin de siècle confronte l’idylle amoureuse gay entre Ocho et Javi, deux hommes que tout oppose. Un véritable rapport de causalité s’installe, où le présent communique divinement avec le passé. C’est là un cycle temporel sans fin, passant à toute allure d’un temporalité à une autre, et ainsi mettre en exergue un futur incertain et imaginé. Par un effet d’illusion, la seconde rencontre entre les deux hommes est minutieusement introduite de telle sorte à ce que nous croyons assister à la toute première. Toute la magie en est que plus belle. Elle laisse ainsi loin derrière le départ précipité de Ocho au lendemain d’une soirée sulfureuse. Son message d’adieu, divinement poétique, s’efface très vite. Est-ce là l’avènement d’une nouvelle flamme, une reprise à zéro ? Exquis ! 

Retrouvez la suite de l’article sur Fin de siècle dans le nouveau numéro de Garçon Magazine disponible ici.

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