IDAHOT, les associations LGBTQI+ reprennent la lutte

Dans le contexte de la pandémie du COVID-19, les associations LGBTQI+ ont dû se mobiliser différemment. Au départ de la journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, elles engagent...

Dans le contexte de la pandémie du COVID-19, les associations LGBTQI+ ont dû se mobiliser différemment. Au départ de la journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, elles engagent une nouvelle approche dans leurs actions.

Plus mobilisés que jamais ! A l’occasion de la journée internationale de lutte contre l’homophobie, les associations LGBTQI+ se sont de nouveau mobilisés, dimanche 17 mai. Après plus d’une semaine de teasing, notamment, Urgence Homophobie a ainsi dévoilé la vidéo de sa campagne sur les LGBTphobies, dimanche 17 mai. Pendant 90 secondes, 24 personnalités françaises ont pris la parole pour sensibiliser sur les discriminations en France et dans le monde. Parmi elles, Félix Maritaud, Hoshi, Pomme, Tristan Lopin ou encore Alex Ramirès ont adressé tour à tour un message aux françai.se.s. « Tous les acteurs de cette campagne (production, techniciens, communication, artistes…) y ont participé de manière entièrement bénévole. », ont écrit les membres d’Urgence Homophobie, dans un communiqué.

Depuis trois ans, Guillaume Mélanie et son équipe aide les victimes de persécutions LGBTphobes en France et dans le monde. « Dans des dizaines de pays, être une personne LGBT est encore un crime. Certaines meurent. Beaucoup souffrent. Nous ne pouvons fermer les yeux. Ici, en France, les personnes homosexuelles, lesbiennes, bisexuelles, transgenres, intersexes sont encore trop souvent victimes de la haine. », a tenu à rappeler l’équipe d’Urgence Homophobie, dans son communiqué. Daphné Bürki et Camille Cottin ont marrainé le campagne de l’association. Cousines et dépendances, MALD agency, Lacoste, Bagelstein, TSF, ARTEO Courtage, Nod et Kouz ont de leur côté soutenu le projet d’Urgence Homophobie. Les fonds récoltés seront reversés aux adhérents et serviront aussi au financement des actions « contre la haine ».

A lire aussi : Colombie, les LGBTphobies persistent encore

Un moyen de relancer des campagnes … et plus

Dans un live, également diffusé pendant la journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, Le Refuge en a profité pour sensibiliser sur sa campagne annuelle sur les LGBTphobies. Lancée en décembre dernier, point de départ de son appel à contribution, la fondation avait réalisé un projet vidéo en partenariat avec Brand Station, avec un premier court-métrage, Théo Chapitre Un. Un second chapitre devrait sortir très bientôt, réponse au clap de fin du premier. « Tenez bon même si vous êtes rejetés par des personnes que vous croyez proches, d’autres alternatives sont possibles. Il y a des [fondations] comme Le Refuge, mais aussi des personnes bienveillantes qui sont prêtes à vous accueillir, vous accompagnez et à discuter », avait exprimé Yannick Blanc-Florentine.

Suivant ce rappel, Le Refuge a donné la parole à Muriel Robin, marraine du l’association, notamment sur son investissement associatif. Christophe Beaugrand, Laurent Ournac, Tatiana De Rosnay et même Pierre Palmade ont également adressé un message aux jeunes LGBTQI+ Français. Frédéric Potier, représentant de la DILCRAH, est revenu sur les actions LGBTQI+ du gouvernement dans le contexte du COVID-19. Les jeunes du Refuge ont, dans un temps, apporter un peu de chaleur avec des prestations instrumentales.

Donner la parole aux minorités étrangères

A l’instar des ses homologues associatifs, Ardhis a publié les témoignages des minorités LGBTQI+ en Afrique et au Moyen-Orient. Parmi ces poignants messages, Rami (Syrie), Steph (Gabon) ou encore Djamel (Algérie) ont, sous couvert d’anonymat, pris la parole. Le collectif entend, par cette démarche, sensibiliser la France sur une situation peu connue et comprise par tou.te.s. Une démarche qu’elle va poursuivre les jours suivant IDAHOBIT.

Avatar

Vous aimerez aussi :

FERMER
CLOSE