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Un stand pro-GPA interpelle en Suisse

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A Zurich, la présence d’un stand pro-GPA au prochain salon de la fertilité a alerté la police, cette semaine. L’annonce intervient alors que l’événement doit se tenir les 10 et 11 octobre prochain. 

Révoltant ! A Zurich, la tenue d’un stand pro-GPA au salon de la fertilité, prévu les 10 et 11 octobre prochains, a attiré l’attention de la police locale, cette semaine. En cause, la présence d’une agence ukrainienne spécialisée dans cette pratique médicale viendrait y promouvoir ses offres “équitables” à sa clientèle web suisse, photos à l’appui. “La police municipale a été informée et invitée à mener les investigations nécessaires.”, a souligné le porte-parole de l’association de lutte contre les dangers des biotechnologies Biorespect. De son côté, la direction de la santé zurichoise a révélé être déjà au courant de la programmation de la manifestation. 

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Dans un entretien avec le média Tages-Anzeiger, l’organisateur du salon est resté flou sur ses intentions d’accueillir une institution pro-GPA. Il s’est contenté de défendre le droit pour des parents “d’obtenir des informations générales” sur cette pratique médicale, grâce à l’exposant. Selon lui, la visée est “de prendre conscience d’aspects juridiques et éthiques et d’opter pour les bonnes décisions pour eux.”. 

Une reconnaissance de fait

Encore aujourd’hui, le recours à une GPA reste interdit en Suisse et est passible de trois mois de prison ou d’une amende. Pourtant, la politique Suisse permet aux parents de faire reconnaître leur enfant conçu grâce à cette pratique, depuis l’étranger : Allemagne, Etats-Unis ou encore Europe de l’est. En conséquence, le parent dit “biologique” va faire usage de son droit de paternité quand l’autre va être reconnu comme adoptant, grâce à la loi de 2018. 

A ce titre, près de cinquante nouveaux nés ont bénéficié d’un enregistrement officiel l’an dernier. Depuis août 2020, les parents peuvent même obtenir un congé spécifique de 28 jours dans l’état de Genève. 

La GPA encore interdit en France

Dans le cadre de la loi bioéthique, qui inclut notamment la PMA pour tou.te.s, les députés et le gouvernement ont adressé un NON catégorique sur l’adoption de la GPA en France. Les politiciens ont justifié leur choix “au regard de la loi française. A ce jour, seul un des deux pères peut reconnaître l’enfant. A contrario, le second père doit recourir à une démarche d’adoption de ce dernier. « Cet amendement vise à punir les parents qui ont eu recours à une GPA« , s’est agacée l’avocate, Caroline Mecary, auprès de Têtu. 

Des députés, comme Raphaël Girard et Jean-Louis Touraine, avaient dénoncé l’impact de cette position sur les enfants et les parents d’intention, qui les placent dans une insécurité permanente. Certains élus LR avaient même voulu aller plus loin et interdire le recours à la GPA à l’étranger, alors que la législation ne s’applique … qu’en France. Le Réseau Infertile France avait souligné que “les français qui recourent à la GPA dans un pays qui l’encadre n’enfreignent aucune loi”. “Chacun est libre de circuler et faire à l’étranger ce qui y est légal.”, avait précisé Réseau Infertile. 

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