La Première Marche

“La première Marche” intègre la compétition des Césars

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La Première Marche

La Première Marche va figurer dans la compétition de la prochaine édition des Césars, en mars prochain. En cause, le long-métrage figure dans la catégorie Meilleur Documentaire. 

Une première ! La Première Marche fait partie de la compétition de la prochaine édition des Césars, prévue en mars prochain. L’annonce intervient alors que la maîtresse de cérémonie, Marine Foïs, a souhaité davantage de diversité dans les nominations pour l’événement. « On a le droit à notre kermesse (les César) et on peut revendiquer qu’elle nous corresponde, par respect pour le public qui se déplace pour voir les films qui sont nommés et par fidélité aussi à un certain rapport à l’art qui nous rassemble, par-delà les goûts, les opinions et les affinités des uns et des autres. », avait confié l’actrice à Première, en référence à la fameuse tribune signée par quelques 200 personnalités. En conséquence, le long-métrage figurera dans la catégorie Meilleur Documentaire. Les jurés vont voter entre le 11 janvier et le 9 février. 

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Signé Baptiste Etchegaray et Hakim Atoui, La Première Marche lève le voile sur la première marche des fiertés en banlieue. Projet à l’initiative de quatre ami.e.s, Youssef, Yanis, Annabelle et Luca, le documentaire passe au crible toutes les étapes de son organisation, de ses difficultés à ses réussites. “Les enjeux d’intersectionnalité et d’inclusivité des luttes sont clairement posés. Les jeunes militant.e.s débordent d’une énergie communicative dans un documentaire plein de conviction et d’engagement, qui inspire une volonté d’unité face aux oppressions.”, qualifie le jury du festival Chéries Chéris à propos du film. Dans sa finalité, la pride voit le jour, là où personne n’y croyait, et ouvre la voie à tous les possibles pour des opportunités dans le reste de la France. Magnifique ! 

Retrouvez une partie de notre interview avec les réalisateurs, disponible dans Garçon Magazine n°29, pour célébrer cette nouvelle : 

Comment est né le projet ? 

Baptiste : C’est un projet hyper personnel, fait de façon empirique, spontanée, improvisée et artisanale du début à la fin. On n’avait pas en tête exactement ce que serait le film à la fin, on n’avait ni producteur, ni distributeur. En suivant ces jeunes, on s’est rendu qu’il y avait un sujet, des personnages, une vraie histoire. C’était la première fois qu’il y avait une marche des fiertés en banlieue, on avait envie de le documenter, de laisser une trace, un témoignage de cette première marche historique 

Hakim : A chaque fois, les gens de l’association et ceux qu’on voit dans le film nous disaient : il va être diffusé où, vous faites ça pourquoi ? On n’avait aucune contrainte sur la durée et le lieu de diffusion. On a fait le film pas à pas.  Une fois qu’il on a fini de monter et qu’on avait la version qu’on aimait tous les deux, on a vraiment défait le film tel qu’on voulait le faire. Maintenant, le film a une vie qu’on espérait pas du tout. Jamais, on aurait espéré sorte au cinéma.  

Saviez-vous ce que vous alliez y découvrir ?  

Baptiste : On est parti avec l’idée que c’était un défi que d’organiser une marche des fiertés à Saint-Denis. Dans nos têtes, on se disait que ce serait un genre de film à suspense : “La pride aura-t-elle lieu ?  

Pour eux, c’était évident qu’elle aurait lieu, c’est ce qui nous a séduit et le plus frappé et dérouté. Ils avaient une telle volonté, ils étaient tellement convaincus qu’il fallait qu’elle ait lieu, qu’ils ont fait déplacer les gens, surmonté les obstacles. Finalement, on a été surpris de voir à quel point ce n’était pas si difficile d’organiser une marche un dimanche, en plein Saint-Denis, avec un millier de personnes, dans la rue principale. 

Hakim : Ce qui m’a pas mal surpris, c’est le monde associatif qui les entoure. Certaines associations ont été très enthousiastes et ont beaucoup aidé. D’autres ont été assez dures.  

Il y a toujours une association plus lgbt que vous, qui a le droit d’aborder un sujet plus que vous, plus ancienne que vous, qui aura plus prouvé sa valeur que la vôtre. Ils ne se font pas de cadeaux entre associations.  

La Première Marche est-il un moyen de casser les préjugés autour de la banlieue ?  

Baptiste : Ce qui m’a le plus intéressé dans le film, c’est qu’il raconte la possibilité de mener un combat lgbt en banlieue. Il montre un autre visage de Saint-Denis, un autre visage de cette jeunesse qui milite chez elle, en banlieue. Tant mieux si ça casse des préjugés.  

Hakim : Pendant le tournage, on oubliait qu’on était à Saint-Denis, on filmait d’abord une bande de jeunes, une bande d’amis. On était à Saint-Denis comme on aurait pu être ailleurs, dans le 20e arrondissement par exemple. 

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