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Gaysovercovid met à mal les covidiots queers

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Crédit photo : Captures d’écran/Instagram Gaysovercovid

Depuis les fêtes de Noël, Gaysovercovid dénonce activement à tour de rôle les covidiots gay. En cause, il entend rendre une certaine justice et sauver des vies. 

Scandales en série ! Via un compte Instagram, Gaysovercovid lève activement le voile sur des rave-parties illégales aux Etats-Unis, depuis les fêtes de Noël. Leur objectif est clair : alerter sur les situations problématiques et sauver des vies. “Nous sommes tous déprimés et fatigués de ça [du confinement, ndlr]. Mais, des personnes tombent malades, fatiguent et meurent. C’est ce dont la page traite. Ça n’est pas à propos de vous, c’est à propos de nous.”, a écrit le créateur du compte, en légende d’une publication. “Nos actions ont une incidence sur la santé de nos mères, pères, frères, sœurs, oncles, tantes, grands-parents et amis.”, a-t-il poursuivi. En conséquence, Gaysovercovid a lancé, ce qu’il appelle lui-même, “une guerre civile” contre les covidiots gays.

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Les actions de Gaysovercovid démarrent véritablement suite à la tenue d’une rave-party à Rio de Janeiro, le 29 décembre dernier. Photos à l’appui, le compte Instagram dénonce l’inconscience des 2000 personnes présentes et non-protégées. Dès lors, un procès d’intention se met en place sur la toile. Pourtant, les publications ne s’arrêtent pas là. D’un jour à l’autre, la page dénonce les transgressions de certaines personnalités gays. De l’organisateur de soirées Jeffrey Stanker à l’homme politique Aaron Schock, en passant par des aides-soignants, Gaysovercovid n’omet aucune personne. “L’administration Trump a échoué à bien des niveaux. Les experts médicaux ont parlé à tort et à travers.”, a confié l’administrateur du compte, moyen pour lui de justifier son initiative. 

Des personnalités en colère

Suivant ce scandale naissant, la maire de Palm Springs (Californie), Christy Holstege, est montée au créneau. En cause, elle a pointé le “privilège blanc” des organisateurs de ces rave-parties, majoritairement gays. Elle a notamment mis en cause l’inconscience de Jeffrey Stanker avec sa soirée à Puerto Vallarta (Mexique), le soir du réveillon de l’an. “Cela viole les mesures étatiques visant à rester chez soi, qui interdit les voyages non-essentiels. C’est dangereux que les participants reviennent dans nos communautés, en particulier au vu des personnes LGBTQI+ qui ont un risque important de contracter le VIH.”, a-t-elle déploré. 

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Peu de temps après, le modèle et activiste LGBTQI+ Barett Pall a fustigé de critiques les participants à la soirée de Puerto Vallarta. Dans une vidéo IGTV, il n’a ainsi pas mâché ses mots en les qualifiant notamment d’inconscients, de racistes et de privilégiés. « Vous causez des problèmes aux autres personnes dans le monde à cause de vos actions. », s’est-t-il emporté. « Nous sommes tous fatigués de la quarantaine. Je suis à bout, j’ai envie de partir et de voyager, c’est une grande partie de ma carrière. J’ai envie de partir et d’avoir des rapports sexuels sans m’inquiéter. Nous sommes tous dans le même bateau. », a-t-il nuancé, pour justifier son geste.

Une « chasse aux sorcières » gay envisagée ?

En réaction à ces scandales en série, un journaliste de ABC, Gio Benitez, a mis en lumière les lanceurs d’alerte, Gaysovercovid. En vertu du droit à l’anonymat, le créateur du compte Instagram a pris la parole pour dénoncer publiquement l’inconscience des covidiots gays dans le cadre d’une cover story. Le soir suivant, les drag queen Farrah Moan et Sum-Tin Wong ont dénoncé l’attitude de leurs comparses Dr Silky Nutmieg Gunache, Shangela et Vanessa Vanjie Matheo. En cause, les trois icônes ont participé à la soirée de Puerto Vallarta.

https://www.youtube.com/watch?v=oZuc-otOTG8

Certaines personnes que visent directement Gaysovercovid ont alors exprimé leur colère sur les réseaux sociaux. « Nous offrons 500 dollars à quiconque peut nous aider à identifier la tête pensante derrière le compte @GaysOverCovid, avance-t-il.  Qu’il sache que nous sommes à ses trousses » , a fustigé l’un d’entre eux, propos qu’a rapporté le média Queerty.

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