Droits LGBTQI+

Droits LGBTQI+ : le président ougandais fait polémique

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Droits LGBTQI+
Crédit photo : Wikipédia

Au Ouganda, le président a fait un discours controversé sur les droits LGBTQI+, mardi 12 janvier. Cette prise de parole intervient alors que les élections présidentielles se tiennent dans le pays. 

Polémique, polémique ! En pleine élection présidentielle, le président ougandais sortant, Yoweri Museveni, a tenu un discours polémique sur les droits LGBTQI+, mardi 12 janvier. Dans une interview pour CNN, l’élu a minimisé les discriminations envers la communauté. “[Les homosexuels] ne sont pas tués, condamnés et persécutés.”, a-t-il notamment déclaré. Suivant sa position conservatrice, l’homme politique a pointé le caractère déviant de cette population qui, selon lui, n’est pas nouvelle en Afrique, venu de “l’impérialisme social”. “Nous ne promouvons et ne vantons pas l’homosexualité comme un mode de vie alternatif. Nous ne sommes pas d’accord avec vous (l’Afrique de l’ouest, ndlr)”, a-t-il poursuivi. A ce titre, il réitère sa volonté de changer la politique du pays selon sa propre vision du couple. 

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Sur les faits, ses arguments sont loin d’être vrais. Concernant l’importation de l’homosexualité dans son pays, le phénomène inverse est davantage vrai. En effet, le Ouganda est l’un des premiers pays du sud de l’Afrique à majoritairement accepter l’homosexualité. Concernant la bienveillance de la justice, son argument est faussé. Lors de son accès à la présidence, Yoweri Museveni a adopté une réforme anti-gay, qui condamne toute homme ayant un rapport sexuel avec une personne de même sexe. Enfin, en mars 2020, le président a envoyé les forces de l’ordre pour interpeller des mineur.e.s LGBTQI+ sans abri sur le motif de la pandémie. 

La présentatrice remet en contexte

Au cours de l’interview, l’animatrice de CNN a tenu à confronter les paroles du président Ougandais avec la réalité des faits. En conséquence, elle a rappelé les événements survenus dans le pays [mentionnés ci-haut, ndlr], ces dernières années. “Je sais que dans certains coins de l’Afrique sont promus par les églises et les populations comme déviants et, comme vous le dites, comme pédophiles, ce qui n’est pas vrai.”, a-t-elle notamment déclaré. Ce sur quoi Yoweri Museveni a rapidement trouvé de quoi démentir les arguments de la journaliste. Incroyable ! 

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