Enquête AJL

Enquête AJL : Christophe Beaugrand réplique

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Crédit photo : Capture d’écran YouTube/Le Figaro Live

L’animateur de TF1, Christophe Beaugrand, a répondu aux accusations visant les Grosses Têtes. Cette prise de parole intervient un mois après la publication de l’enquête de l’AJL. 

Tous solidaires ! Un mois après l’enquête de l’AJL, Christophe Beaugrand a répondu aux accusations visant Les Grosses Têtes, vendredi 15 janvier. En cause, l’animateur de TF1 a indiqué au Figaro Live “qu’on se trompe d’ennemi et de combat en visant une émission humoristique”. “Evidemment, quand on écrit des blagues, y compris des blagues d’humour noir, de mauvais goût noir sur blanc comme ça, ça peut sembler choquant. Sauf qu’on ne peut pas comparer des plaisanteries dites au deuxième, troisième, voire au dixième degré avec une déclaration officielle, sérieuse, premier degré.”, a-t-il déclaré au média. “Mais, à un moment donné, le rire est important aussi et savoir rire de soi. L’inclusion, c’est extrêmement important justement. Et, pour rire avec les autres, il faut aussi savoir rire de soi.”, a-t-il poursuivi. 

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En décembre 2020, Dans son enquête-média, l’AJL a dénoncé les propos à caractère LGBTphobe à répétition dans Les Grosses Têtes, dans son enquête-média. L’association y a notamment pointé “une hypersexualisation” de la communauté au sein de l’émission, en particulier concernant les gays. “Comment, ensuite faire comprendre à ses collègues de travail ou ses camarades de lycée que ces attitudes et ces mots peuvent être blessants, stigmatisants ? Comment, dans un dîner de famille, ne pas passer pour un·e rabat-joie coincé·e lorsque l’on ne rit pas à la trentième blague de tonton Michel sur nos fesses et ce qu’on en fait ?”, avait fustigé l’AJL. “Une fois encore, Les « Grosses têtes » rigolent et nous payons les pots cassés.” , avait-elle déploré.

Avant le coup de gueule, le silence

Dans sa déclaration, Christophe Beaugrand a toutefois admis que Les Grosses Têtes peut parfois dévier vers “un jeu de massacre”. “Mais, accuser JeanFi, Laurent Ruquier, Steevy Boulay ou moi d’homophobie, ça n’a pas beaucoup de sens.”, a-t-il déploré. “Intéressons-nous vraiment aux choses importantes, au mec qui se fait casser la gueule parce qu’il est homo, qui se fait rayer sa bagnole en bas de chez lui, qui se fait insulter au quotidien. N’allons pas chercher des poux à des gens qui font des blagues.”, a-t-il ajouté.

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Cette prise de parole ouverte fait toutefois suite à un silence remarqué. En décembre dernier, Mediapart a publié un article sur Le Refuge, Fondation LGBTQI+ dont il soutient les actions. Dans les lignes, le média numérique a fait état du fonctionnement structurel suspect, de témoignages de discriminations verbales ou encore d’atteinte sexuelle. De cette enquête, l’animateur ne s’est, en conséquence, jamais prononcé dans les médias ou sur les réseaux sociaux, au même titre que la marraine du Refuge, Muriel Robin. Problématique !

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