Voyager LGBTQI+ : y penser est-il une nécessité ?

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Beaucoup s’interrogent sur la nécessité de prendre en compte le critère communautaire du « Voyager LGBTQI+ » dans leur choix de destination. Le contexte politique, le patrimoine et la culture sont autant de problématiques qu’ils ou elles jugent nécessaires. Mais, est-ce forcément indispensable ? Garçon Magazine confronte ces deux visions opposées, au moyen d’un témoignage.

Le témoignage nuancé de Thomas : 

Aimant beaucoup voyager LGBTQI+ et pas seulement, visiter de nouveaux endroits et découvrir de nouvelles cultures, j’ai toujours adoré partir à l’étranger dans des pays éloignés et bien différents de l’Europe. Bien sûr, je vais éviter des pays comme l’Egypte, l’Iran ou la Russie par peur d’être persécuté à cause de mon orientation sexuelle. Mais, je ne choisis pas Amsterdam et Madrid juste pour son caractère gay-friendly. 

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Je me souviens par exemple des superbes expériences culturelles lors d’un séjour au Bénin, un petit pays en Afrique Centrale avec des paysages magnifiques, des plages ensoleillées et des gens extrêmement accueillants. Ce n’est certainement pas un havre de démocratie, mais ça reste quand même une jolie destination pour des vacances exotiques. J’ai d’ailleurs eu la surprise de constater que Grindr fonctionne très bien là-bas ! 

L’expérience Brunei

Quand j’ai visité Bornéo, j’ai eu la curiosité de connaître le Brunei, qui est une petite monarchie fermée, sévère et rigide, où les gays vont en prison de manière courante. Pendant une journée à la capitale, j’ai fait le tour de la ville avec un guide et suis même arrivé à visiter une mosquée et un quartier flottant très typique. Sachant que le royaume ne tolère pas les personnes LGBT, j’ai laissé mon portable en mode avion pendant toute la journée et n’ai pas voulu prendre le risque de dormir sur place. 

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Néanmoins, j’ai découvert un endroit avec une culture très riche. Ce qui était particulièrement intéressant dans un pays où son gouvernement peut être autoritaire. A raison, les gens sur place peuvent avoir une gentillesse si profonde envers les visiteurs, indépendamment de leur sexualité. J’ai eu cette drôle de chance de découvrir le soir avant mon départ dans un café à l’aéroport, un « rainbow cake » au menu, alors que la sharia régente le Brunei.

Retrouvez la suite du témoignage dans le nouveau numéro de Garçon Magazine disponible ici.

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