Culture web : La chasse aux néo-nazis sur les réseaux sociaux est ouverte

Bien que la période de chasse ne soit toujours pas ouverte, sur twitter, un usager compte bien commencer la traque. Chevreuil ? Sanglier ? Cerf ? Biche ? Non rien de tout ça,...

Bien que la période de chasse ne soit toujours pas ouverte, sur twitter, un usager compte bien commencer la traque. Chevreuil ? Sanglier ? Cerf ? Biche ? Non rien de tout ça, dans le viseur du chasseur : des hommes. Mais pas n’importe lesquels, les suprématistes blanc, présents à Charlottesville ce week-end lors de la manifestation annuelle.

 

« Si vous connaissez l’un de ces nazis, envoyez-moi leurs noms / Profils et je vais les rendre célèbre »

 

C’est le message que le compte twitter « Yes you’re racist » (Oui tu es raciste) fait circuler depuis samedi. Le but est de recenser les militants suprématistes blancs présent à Charlottesville lors d’une manifestation des néo-nazis. Cet événement a été le théâtre d’une attaque violente d’un suprématiste blanc fonçant dans la foule avec son véhicule, faisant de nombreux blessés, 19 au total, et une morte, âgée de 32 ans.

Le / Les propriétaire(s) de ce compte ne chôme pas. Comme des lanceurs d’alertes il(s) chasse(nt) sans relâche les participants. Twitter, Instagram, Facebook, et bien d’autres, afin de faire réagir les gens.

 

L’un des manifestants néo-nazis renvoyé de son entreprise

Logan Smith, le détendeur du compte se félicite de son action. Un homme nommé Cole, première personne à avoir été exposée aurait perdu son emploi suite à cette révélation.

 

« Merci de nous avoir mis au courant. Nous nous excusons pour le délai de réponses, mais nous avons été inondés par les requêtes concernant l’implication de l’un de nos employés dans le rassemblement de Charlottesville. […] pour l’instant, il est impératif que vous sachiez que Cole White n’est plus employé [chez nous] »

Pour l’instant le mail n’a pas été authentifié.

 

 

Les internautes rejoignent la lutte

Bien que ce procédé ne soit pas apprécié par nombreux américains et utilisateurs de Twitter, la première photo a été repostée plus de 59 000 fois, et liké plus de 73 000 fois.

Nombreux comptes rejoignent le mouvement, postant des félicitations en commentaires, ou bien en cherchant eux aussi de leur côté.

Dans plusieurs tweet les comptes personnels des personnes identifiées sont donnés. On peut aussi y trouver leur lieu de travail, leur université, parfois même leur habitudes.

 

Le retour glaçant des suprématistes blancs

Ils sont membres du Ku Klu Klan (Ordre qui a pour objectif l’éradication des peuples non blanc), néo-nazis, ou bien nostalgique de la ségrégation raciale. Ce week-end ils ont créé le chaos.

 

Leur façon de se distinguer ? Des drapeaux et brassards nazis, des saluts hitlériens, des slogans racistes, et un goût pour la violence plus qu’inhumain. N’ayant pas supporté l’élection d’Obama, ils ont vu en Trump un allié.

« Il y a une proportion de la population relativement importante qui adhère ou qui est sensible aux idées. Pendant la campagne, on les a appelés ‘les hommes blancs en colère’ : des hommes peu qualifiés, qui souffrent du chômage, qui craignent l’immigration, et qui sont le cœur de l’électorat de Trump »

 

Heather, victime de la haine

Heather Heyer, 32 ans, a été mortellement percutée par la voiture conduite par l’attaquant suprématiste blanc. Elle était venue pour participer à la contre-manifestation pacifique, elle n’était pas armée, elle n’était pas violente, elle était uniquement venue pour prôner la justice, et pourtant, une voiture l’a fauchée volontairement.

Au volant du véhicule, James Alex Fields Jr. Le conducteur a foncé sur la foule. Il a été arrêté après avoir tenté de prendre la fuite.

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