Un automne à Madison

“Un automne à Madison”, un long parcours pour devenir parents

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Un automne à Madison
© C.K Mariot Photography

Avec Un automne à Madison, Hugo Chatel relate son difficile parcours pour avoir un enfant. Dans une autobiographie épisodique, l’auteur revient sur les nombreux échecs d’un couple jusqu’au recours final à la GPA. 

Un cri politique ! Dès l’ouverture du récit, Un automne à Madison fait état de la fin d’un long parcours pour accéder à la parentalité. “Êtes-vous toujours d’accord pour que Jean-Luc et Hugo accompagnent votre épouse en salle d’accouchement ? dit-il en s’adressant à Larry. – Oui, oui, toujours. C’est votre place les gars, ce n’est pas la mienne, nous dit-il. Ce sont vos enfants qui vont naître. Vous devez être là pour les accueillir.”, peut-on lire dès les premières lignes du récit. De cette révélation, c’est un véritable ravissement qui gagne le couple gay dans leur projet d’avoir un enfant qui prend place. Signe de leur soulagement, les deux hommes adressent un dernier remerciement à toutes les personnes qui les ont accompagnés dans ce difficile projet. Magnifique !

Apporter sa pierre à l’édifice

Avec Un automne à Madison, Hugo Chatel écrit un important témoignage sur le fait de “devenir père”. “Au départ, je n’avais pas prévu d’écrire ce livre. Nous nous disions, mon mari et moi-même, qu’être deux hommes avec un enfant suffisait à faire du militantisme.”, confie l’auteur, avant de changer d’avis après l’interview d’un militant anti-GPA, deux ans plus tôt. “Il fallait que je prenne la parole en racontant notre histoire pour montrer ce qu’était réellement une GPA. Ça a été un besoin.”, poursuit-il. Prenant comme point de départ le jour d’anniversaire de Jean-Luc (son mari), le 21 mars 2012, il va ainsi compiler les nombreux événements qui ont permis la concrétisation d’une GPA. Parmi ces épisodes, il est alors question des échecs de coparentalité, des passages successifs dans les salles d’audience. 

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Sur cette base, l’auteur capte alors le lecteur au rythme de belles, comme de mauvaises, rencontres. Un moyen qui permet ainsi de confronter son public et de l’éveiller à son engagement sans faille pour légiférer une “GPA éthique et altruiste » et de l’encadrer. Et surtout, c’est une façon de contribuer au débat et informer sur le sujet. Tout cela en dénonçant notamment les détraqueurs, à savoir “ces hommes [et] ces femmes qui affirment savoir qui mérite d’être parents et qui ne le mérite pas”, notamment autour de la marchandisation du corps. “Quand on parle de GPA, on parle d’amour.”, conclut Hugo Châtel. Poignant !

Plus d’infos : 

Pour vous procurer Un automne à Madison, rendez-vous dans vos librairies de proximité, les plateformes de lecture en ligne (Decitre, les libraires.fr, Uculture…) ou sur le site de la FNAC.

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