SOPHIE ELLIS-BEXTOR : « Mes fans gays ont réussi à me donner une grande confiance en moi »

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Cela fait dix-neuf ans que nous dansons sur son tube planétaire, Murder on the Dancefloor, entre autres. Elle n’a pas pris une ride et son énergie est toujours aussi communicative. C’est avec un album dans lequel elle a réorchestré les principaux titres de ses six albums précédents qu’elle revient, avec cette élégance britannique qui lui est bien connue.

Propos recueillis par Maxime QUERBES

Comment le projet de ce best-of réorchestré est-il né ?
Amy Langley, une amie, s’avère être une excellente arrangeuse et violoncelliste. Elle a créé une nouvelle version de Groovejet pour un événement caritatif et c’était vraiment bien. Je lui ai, alors, demandé si elle aimerait réarranger mes singles pour un best-of « alternatif ». Par chance, elle a dit oui !

Ça n’a pas été un gros défi ?
Plus que je ne le pensais ! Le problème, avec tout ce qui est orchestral, c’est que plus c’est énorme et mieux c’est. Je ne faisais qu’ajouter toujours plus de choses, mais il fallait que ce soit juste. Aussi, je ne voulais pas choisir la facilité si ce n’était pas la meilleure solution.

Comment avez-vous choisi les titres que vous vouliez sur l’album ? Qu’est-ce que ça vous a fait de retravailler ces chansons ?
J’ai uniquement utilisé les singles pour lesquels je pensais que quelque chose de nouveau pouvait être apporté par le processus orchestral. C’était tellement excitant d’entendre de nouvelles choses émerger de ces chansons familières. J’aimais beaucoup ce défi de rechanter ces titres que j’avais déjà tant interprété.

Le titre de l’album, The Song Diaries, veut dire beaucoup je suppose ?
J’ai toujours considéré mes albums comme des journaux intimes. On ne peut jamais prévoir comment l’on va se sentir en écrivant chaque jour. Les chansons que l’on crée reflètent toujours ce qu’il se passe dans notre vie, qu’on le veuille ou non.

En regardant en arrière, que pensez-vous de votre carrière depuis the Audience [le premier groupe dans lequel elle était chanteuse] en 1996 ?
J’ai été vraiment très chanceuse. Continuer à faire ce que j’aime est vraiment spécial, et j’ai conscience que c’est principalement grâce à des coups de chance. J’adore relever des défis et je pense que les albums que j’ai faits ces six dernières années sont les meilleures expériences de ma vie. C’est tellement de fun.

Murder on the Dancefloor, sorti en 2001, est toujours un immense titre à travers le monde. Comment avez-vous fait pour gérer un tel succès ?
Encore une fois, je me sens simplement chanceuse. Je sais à quel point c’est précieux quand une chanson possède autant de longévité. Je ne peux pas m’en accorder tous les crédits, mais je suis heureuse de pouvoir chanter des titres que les gens connaissent déjà. […]

Crédit photos : Laura Lewis

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