viol d'un dissident tchétchène

Une vidéo montre le viol d’un dissident tchétchène

Diffusée mardi 8 septembre, une vidéo montre le viol atroce d’un dissident tchétchène, Salman Tepsurkayev. En cause, le régime l’accuse d’avoir critiqué les leaders Vladimir Poutine et Ramzan Kadyrov. ...
viol d'un dissident tchétchène

Diffusée mardi 8 septembre, une vidéo montre le viol atroce d’un dissident tchétchène, Salman Tepsurkayev. En cause, le régime l’accuse d’avoir critiqué les leaders Vladimir Poutine et Ramzan Kadyrov. 

Révoltant ! En ligne sur le net depuis mardi 8 septembre, une vidéo a illustré le viol d’un dissident tchétchène, Salman Tepsurkayev. La raison, l’état l’accuse d’être l’auteur d’une discussion, 1ADAR, qui dénonce la brutalité du pays et la complicité du président russe. « Certaines personnes sont furieuses, appellent à prendre les armes. Des posts de Tchétchènes à l’étranger expliquent aussi que si leurs compatriotes tolèrent de tels actes, ils sont moralement morts« , a déclaré au Daily Beast Ekaterina Sokirianskaya, qui est à la tête du think tank de surveillance des droits humains, Conflict analysis and Prevention center

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La scène outrageante viol a fait suite aux excuses que le jeune tchétchène ait dû présenter ses excuses aux deux leaders d’Europe Occidentale. Dans la vidéo, nous le voyons ainsi contraint à se sodomiser lui-même en s’asseyant sur une bouteille vide. « Les Tchétchènes se sentent malades, choqués et humiliés. Le Kremlin devrait réaliser à quel point les Tchétchènes respectent les traditions. Nombreux d’entre-eux se sentent visés par ce viol public. Une telle violation des droits est une provocation à la violence« , a ajouté la dirigeante de Conflict analysis and Prevention Center. Pour le moment, aucun des deux leaders totalitaires n’a réagi sur ces faits effroyables. 

Une pratique courante

Les autorités Tchétchènes n’en sont pas à leurs premiers actes de ce type. Depuis des années, elles initient des intimidations et des actes de tortures à l’encontre des opposants au régime. Des documentaires et films ont montré la dure réalité à laquelle ces personnes font face. Aujourd’hui, certaines personnes ont pu en réchapper, mais d’autres sont décédées sous les violences : électrochocs, ruée de coups, et même assassinats en masse. 

Alertes de la situation, les leaders internationaux essaient de mettre un terme à ces pratiques. « En 2018, les États-Unis et 15 autres pays ont créé une mission d’enquête. [Son but], documenter les abus contre les personnes LGBTI, les militants des droits de l’homme, les journalistes de médias indépendants et toute autre personne qui s’est opposé à Kadyrov« , avait rappelé Mike Pompeo, chef de la diplomatie américaine, en juillet dernier. Démunis face à cette situation, les instances étrangères ne peuvent agir, à cause du poids de la Russie.

L’Europe, terrain d’assassinats des survivants

En conséquence, certaines personnes, bien qu’elles aient fui le pays, ont trouvé la mort dans les pays où ils sont réfugiées. En juillet dernier, des mercenaires ont assassiné le blogueur Marmikhan Oumarov en Autriche. Le blogueur Imran Aliev, installé en France a été assassinée à l’arme blanche en début d’année. Seul un autre blogueur, Toumso Abdourakhmanov, avait pu échapper à une tentative de meurtre en Pologne, en février dernier. 

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