Le Refuge

Enquête sur Le Refuge : les réactions s’enchaînent… ou pas

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Wikimedia Commons

Depuis les révélations d’une enquête réalisée par deux journalistes de Médiapart, la direction de la fondation LGBT+ Le Refuge est gravement mise en cause. Quelles sont les réactions ?

Suite aux nombreuses accusations à l’égard du Refuge, le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, a évoqué une « situation qui apparaît préoccupante », et a demandé en conseil municipal que les subventions au Refuge soient conditionnées à une « clarification de la gouvernance ». A Paris, la réaction se fait attendre. Mercredi, le Conseil de Paris a voté une subvention de 7.500 € au Refuge, au lendemain de la publication de l’enquête. De plus, mercredi soir, Frédéric Gal -directeur de la fondation- a été nommé au grade de chevalier dans l’ordre des Palmes académiques. C’est le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer qui lui a remis cette médaille. Le cabinet du ministre Blanquer s’est justifié : « La décoration était prévue de longue date. S’il y a de véritables dysfonctionnements et si ces faits étaient avérés, le ministre les condamnerait et on regretterait profondément que cette fondation s’avérait avoir des faits condamnables ».

Les réseaux s’insurgent

Sur Twitter, David Perrottin, l’un des journalistes de Médiapart à l’origine de l’enquête, s’indigne : « aucune réaction des élus de la ville de Paris depuis sur Le Refuge. » Néanmoins, ce dernier s’interroge : « des notes internes montrent pourtant que certains agents de la mairie évoquaient une enquête de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) ». Affaire à suivre.

Toujours sur Twitter, un jeune témoigne de ce qu’il a vécu au sein du Refuge, et annonce la création d’« un collectif d’anciens jeunes du refuge qui ont vécus l’enfer […] avec pas mal d’anciens jeunes. Le but est de poursuivre en justice le refuge. Si vous êtes un ancien jeune ou un avocat merci de me contacter ». A son tour, l’association SOS Homophobie déclare s’inquiéter « des informations qui mettent en cause les pratiques de la fondation Le Refuge à l’encontre de jeunes LGBT+, des bénévoles et des salarié·es. »

Si les internautes sont révoltés, les personnalités politiques, publiques ou bien même la marraine du Refuge Muriel Robin, eux, ne se sont pas encore prononcés. De plus, il semblerait que certains médias -on pense surtout à Têtu- auraient eux aussi décidé de fermer l’œil sur les révélations faites par cette enquête.

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